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Photo espacecouleur

Published on September 18th, 2015 | by Rédacteur Invité

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Espaces couleur en photographie

En photographie numérique professionnelle, destinée pour l’impression photo grand format ou les écrans HD de grande taille, il est impératif de guider notre plan de travail par un usage judicieux des espaces couleurs et une saine gestion des fichiers car ils s’accumulent rapidement!

Par André Bériault, photographe

Ce document s’adresse essentiellement aux photographes qui veulent connaître les limites de la photo en couleur et en N&B (noir et blanc), telles qu’imposées par les équipements que nous utilisons pour produire nos images, allant de la prise de vue à la distribution finale sur une imprimante ou un écran ordinateur. Afin de garder le tout assez simple, nous ne discuterons pas des écarts entre les marques, travail que je laisse à votre jugement, lorsque vous aurez, après cette lecture, une meilleure compréhension du processus au complet avec ses variations. Nous laisserons aussi de coté les gammes couleurs et sensibilités liées à la pellicule film et les procédés chimiques même s’ils sont la source de fichiers numériques.

Mon objectif est de vous diriger vers votre propre plan de travail à travers ma propre expérience acquise en photo; un processus que j’ai débuté il y a plus de 50 ans sur un appareil demi-35mm et le processus couleur A1, jusqu’à aujourd’hui où j’utilise un ordinateur portable, un écran couleur 27”, les progiciels les plus avancés et des procédés d’impression jet d’encre thermiques très sophistiqués.

Avant de commencer l’explication de mon plan de travail en photographie numérique, je crois qu’il est d’une importante capitale de bien comprendre la physique des couleurs. Voyons comment nous les percevons et surtout, comment les équipements qui permettent de traiter les couleurs, sont fortement limités par leur propre nature mécanique. Notez aussi que ce prospectus est loin d’être complet pour quiconque veux connaître tous les tenants et aboutissants de l’image virtuelle constituée d’octets.

Qu’est ce que la Couleur

Dans un dictionnaire, à propos des lois sur la couleur, vous lirez que le noir est l’absence de couleur et que le blanc est l’ensemble de toutes les couleurs; et que chaque couleur est une composante de la lumière qui devient blanche lorsqu’elles y sont toutes. Donc la couleur est intimement liée à la lumière, que nous percevons habituellement comme, blanche. Cette déclaration cependant, n’est valable que lorsque nous considérons le spectre de lumière blanche émanant d’un objet “allumé”, tel le soleil, une chandelle, ou tout autre objet lumineux émettant de la lumière. Dirigé à travers un prisme ou des gouttelettes d’eau, le faisceau blanc sera séparé par diffraction, en une myriade de couleur allant de l’ultra violet à l’infra rouge en passant par toutes les gammes de vert, bleu et jaune.

Ce processus est dit additif, car dans ce cas-ci le blanc est la combinaison de toutes les couleurs du spectre lumineux. Les écrans TV et ordinateurs utilisent exactement le même principe pour restituer la couleur blanche à partir de faisceaux rouge, vert et bleu; le tout dans avec un spectre beaucoup plus restreint, comme nous le verrons plus loin.

Donc le procédé additif se compose essentiellement de Rouge, Vert et de Bleu

Toutes les combinaisons de jaune, cyan et magenta sont dérivées de l’addition ou mélange, des 3 couleurs rouge, vert et bleu. Sur le graphique ci-dessous, à droite, le processus additif communément appelé RGB* (RVB) est additif. Normalement dans la lumière blanche, toutes les couleurs sont représentées; malheureusement, selon l’équipement utilisé, il est quasi impossible d’obtenir 100% des couleurs. Si les fréquences de lumière représentant le vert sont assez faciles à reproduire, il n’en va pas de même avec les ultra violets et les infra rouges qui sont difficiles à reproduire, limitant du même coup les couleurs disponibles. Nous verrons plus loin en étudiant les espaces couleurs quelles sont les étendues des couleurs, ou le gamut, que peuvent reproduire différents équipements.

* En français : RVB
Pour cette présentation j’utiliserai partout l’acronyme anglais RGB Red, Green, Blue

Screen Shot 2015-09-17 at 9.41.46 PM

Dans l’impression de la couleur, cette loi d’addition est en fait inversée. Le papier qui sert de support, généralement blanc, doit en fait réfléchir une portion de la lumière qu’il reçoit afin que la couleur nous soit apparente. Pour que le papier puisse ainsi émettre une partie de la lumière, les encres doivent être translucides et donc filtrer de la lumière blanche, les couleurs. Ont appel CMYK* ce processus soustractif, car en fait, il retire du blanc du papier les différentes fréquences de couleurs. Comme la lumière reçue ne sera pas toujours totalement blanche, une pièce allumée le soir par exemple, la qualité de la couleur variera beaucoup. De plus, les encres agissant comme filtre, donneront un rendement plutôt faible, dans le meilleur des cas.

Donc dans le procédé soustractif CMYK, les couleurs sont: Cyan, Magenta et Jaune!

 *En français : CMJN

Mais pour cette discussion j’utiliserai partout l’acronyme anglais CMYK Cyan, Magenta, Yellow, Black

Toutes les variations de rouge, vert et bleu sont dérivées en filtrant le blanc avec les filtres cyan, magenta et jaune (CMJ). Pour des raisons techniques, il est impossible de filtrer totalement la lumière blanche et obtenir un noir total. Une encre noire est donc ajoutée à l’impression. De là l’acronyme CMYK tel qu’on le voit illustré ci-dessus à gauche.

Ainsi donc, avant toute chose dans notre plan de travail, nous devons considérer les impacts des différents procédés sur la qualité de nos travaux. Les limites qui nous sont imposées sont bien réelles pour chaque procédé, plus spécialement dans le monde de l’imprimerie, où à peine 50% des couleurs à notre disposition dans notre fichier original, seront disponibles lors de l’impression sur papier.

L’image ci-dessous nous en donne un aperçu de la perte importante.

Screen Shot 2015-09-17 at 9.43.12 PMCes limites sont un handicap majeur qui doit être en tout temps à l’avant plan alors que progresse notre plan de travail depuis la prise de vue vers le traitement de l’image dans sa forme numérique. De plus, nous verrons, qu’en plus des limites dues aux principaux procédés de représentation des couleurs, qu’il y a aussi différentes gradations dans la qualité des couleurs disponibles, ce qu’on appelle les espaces couleurs.

Nous devons donc en tant que photographe

professionnel, deviser une méthode de travail simple, intuitive et consistante qui nous permette de reproduire à tout coup, la plus haute qualité possible de nos images, peu importe le procédé de reproduction qui sera utilisé. Ces procédés changeront avec le temps ou les équipements, pas nos créations. Savoir naviguer aisément entre les procédés et leurs variations est notre garantie de succès, de la prise de vue au traitement, la finition et la distribution.

 

Espaces couleurs

Les espaces couleurs sont donc les limites physiques des différents appareils destinés à reproduire la couleur. Généralement regroupé par type mécanique (tube, rayon, LCD, tête d’impression etc., chaque espace (ensemble de couleur) est libellé GAMUT. Cet espace représente donc le nombre exact de différentes couleurs qui peut être reproduit : les imprimantes en procédé 4 couleur (CMYK) par exemple ont un gamut très réduit, le procédé soustractif limitant sérieusement le nombre de couleur visibles sur papier. Par contre les imprimantes de type RGB, peuvent quand à elles, approximer beaucoup mieux le gamut disponible sur les écrans couleur RGB. Mais ici encore, même en mode RGB, il y a beaucoup de variations entre les types d’écrans, cathodique, LCD, plasma et parmi les systèmes d’exploitation et progiciels chargés de les gérer.

À titre de photographe, avons à gérer plusieurs espaces couleurs et nous devons connaître le gamut de chacun de nos équipements, bien que beaucoup de progiciels, tel Photoshop, indiquent clairement lorsqu’un choix de coloris dépasse le gamut de distribution prévu.

Notre premier espace bien entendu, est le gamut de la lumière visible; en d’autres mots, l’ensemble de toutes les couleurs qui peuvent être visibles à l’œil humain. Ce spectre de couleur est vaste et varie énormément selon les individus, leur âge et leur santé; par exemple la corné d’une personne âgée est moins limpide et filtre certaines fréquences, ce qui terni les couleurs visibles. C’est notre gamut de référence car il inclus (en théorie) tous les autres.

Les autres spectres de couleurs visibles auxquels nous aurons affaire sont techniques et définis par des règles de l’industrie; la CIE* par exemple régit tous les gamut visibles assignés à l’imprimerie et les écrans cathodiques, et ce depuis le 19ème siècle. Les limites sont conçues pour tenir compte d’une normalisation mondiale permettant à toute la chaine de production de s’arrimer sur des normes communes. Par exemple, les premiers écrans cathodiques RGB avaient des limites sur le nombre d’octets qu’ils pouvaient manipuler et donc, leur gamut disponible donnait à peine 65K couleurs. Aujourd’hui avec des capacités de 10, 14 et même 16bits par couleur, les limites RGB (espace Pro Photo par exemple) seront étendues à des millions de couleurs.

* CIE= Compagnie Internationale de l’Électricité

Voyons les spectres les plus utiles: CMYK, sRGB, Adobe RGB et Pro Photo

Screen Shot 2015-09-17 at 9.43.28 PM

CMYK

J’inclus CMYK dans le graphique RGB afin de bien illustrer les différences entre cet espace et ceux du RGB. Ses limites sont clairement visibles, bien que son gamut entre rouge, vert et bleu soit assez équilibré. Toutes les firmes d’impression grand volume sur plaques et négatifs utilisent cet espace. Beaucoup de firmes à volume restreint, utilisent aussi cet espace, même celles qui impriment en jet d’encre des fichiers RGB convertis en directement au CMYK.

Il existe aussi diverses imprimantes couleur de type RGB même, et si elle sont plus dispendieuses, donnent une qualité couleur supérieure et plus de fiabilité avec l’original écran sur écran, donc moins de surprises au final.

RGB

Le spectre RGB fut crée avec l’arrivée des ordinateurs et des écrans couleur par les géants de l’industrie d’alors, HP, IBM, Apple, Sun et Microsoft, pour gérer les fichiers numériques sur leurs équipements. En théorie, en utilisant 8bits mathématiques, cet espace permet de compter 16 millions de couleurs, soir 256 niveau de rouge, 256 de bleu et 256 de vert; donc 256 x 256 x 256 = 16 777 216 teintes différentes. Aux débuts, les programmes, les bandes passantes lentes et l’absence de normes strictes, permettaient à peine d’assurer une qualité constante de seulement 4bit, donc tout juste 65,000 couleurs. Cette limite devint donc la base des couleurs affichables par les fureteurs sur Internet.

En combinant les différents spectres RGB avec un format de transport flexible et compressible, il est possible de sélectionner ces 65K couleurs parmi toute la gamme de couleur RGB et donc de glisser l’échelle des couleurs de haut en bas du spectre; cette possibilité introduisit la norme de transport image .JPG et réduisit l’écart qualitatif avec les autres espace couleur afférents à des technologies spécifiques, tels le Adobe/Apple RGB, le Color Lab et bien d’autres.

À la même époque, la firme Sun qui poussait beaucoup une norme graphique permettant de transférer des images numériques entre réseaux et ordinateurs de montage pour fabriquer des animations vectorielles, définis le SVG (scalable vector graphique) et accola la norme RGB pour normaliser les couleurs entre ses systèmes tout en limitant fortement la bande passante requise au montage. L’acronyme sRGB devint alors courant pour les appareils capables de reproduire exactement, les mêmes couleurs à l’intérieur du spectre RGB réduit.

Aujourd’hui, l’espace couleur sRGB est le plus largement utilisé pour diffuser des images de format JPG sur Internet, du principalement à sa capacité de compression impressionnante et la faible bande passante requise pour faire voyager l’image sur le réseau. Pour tirer profit au maximum de la bande totale maximum disponible par le RGB et passer outre les limites imposées par les normes et la mécanique des appareils, plusieurs entreprises, dont Adobe et Apple et mis en place des espaces couleurs supérieurs au sRGB reconnaissant que l’imagerie numérique irait beaucoup plus loin que la diffusion par Internet ou même la TV HD. Elles développèrent des processus et des équipement capable de travailler beaucoup mieux avec les 16M de couleurs tant au traitement qu’a l’impression.

Adobe RGB (Apple RGB)

Les limites inhérentes au spectre RGB fut prisent à partie par Adobe et Apple dans les années 90, et celles-ci, grâce à Photoshop, Light room et Aperture entre autres, ouvrirent le RGB à des espaces couleurs plus riches surtout dans les teintes foncés ou dans les teintes proches du blanc. Des écrans plus performants ainsi que des imprimantes RGB de haute qualité permettent maintenant de travailler avec des spectres beaucoup plus étendus tout en maintenant une grande fiabilité entre les appareils. Ceci permit à l’industrie de l’image numérique de prendre sont envol et ranger aux oubliettes le négatif et le procédé couleur A1. Des spectres plus larges, un contrôle accru sur le fini et les teintes, donne à nos photos une qualité inégalée. Je ne connais pas de pros de la photo qui n’utilisent pas aujourd’hui les avantages des spectres élargis. Plusieurs imprimeurs RGB acceptent aussi le Adobe RGB donnant des photos couleur ou N&B absolument saisissantes. Le format images JPG est capable de codifier autant le CMYK, le sRGB que les Adobe RGB, et en limitant le taux de compression à son stricte minimum, cela permet de transporter et échanger des fichiers numériques de haute qualité, partout dans le monde et sur des milliers d’appareils différents.

Pro Photo (gamut large)

Cet espace couleur, disponible sur Photoshop, vient agrandir notre spectre de couleur aux limites des capacités de nos écrans RGB. Son gamut est élargi aux pointes extrêmes du rouge, vert et bleu et peut travailler avec 95-97% des coloris disponibles dans les normes RGB. À ce niveau, la grande majorité des gens ne peuvent pas distinguer les subtils changements d’une teinte à l’autres, mais ce n’est pas là son objectif.

L’objectif du Pro Photo est de donner aux photographes professionnels plus de contrôle sur les images en situation de correction, notamment sur les fichiers natifs au boitier caméra, le RAW. En mode Pro Photo, l’utilisateur peut importer un ficher RAW en TIFF ou PSD et y faire beaucoup de manipulations (agrandissements, coupes, ajustements) avant que ne soient apparents les limites du fichier numérique et qu’une pixellisation ne devienne visible et désagréable. Cet espace permet de plus, de conserver beaucoup plus de détails dans les limites des blancs et des noirs. Bien entendu, la taille exorbitante des fichiers, s’il elle n’est pas un obstacle sur l’ordinateur de l’utilisateur, devient un handicap énorme pour sa distribution. Il va de soit donc, que cet espace couleur reste limité à l’ordinateur du photographe, d’autant plus qu‘aucune imprimante à l’heure actuelle n’est capable de reproduire le Pro Photo. Donc toute image manipulée à l’origine en mode Pro Photo sera tôt ou tard ramenée à une taille et format inférieur pour fin de distribution.

Un caveat important, le Pro Photo nécessite un boitier caméra papable de saisir et enregistrer l’image RAW en 14 ou 16bits.

 

Mon processus de travail

 Dans le monde des réseaux sociaux, le processus photo est simple avec peu de possibilités pour vraiment améliorer notre travail, mis à part les quelques modes d’édition offerts à même la caméra ou le téléphone portable. L’image est captée en JPG, avec plus ou moins de compression, traitée ou modifiée sommairement puis diffusée sur Internet. Avec des taux de compression allant jusqu’à 100 pour 1 il n’y a pas grand-chose à réaliser, côté artistique, de toute façon l’image sera uniquement un mode de communication tout au plus!

Le photographe plus sérieux, sachant manipuler le RAW et les espaces couleur Adobe et Pro Photo dans le traitement et finition des images, s’ouvre des portes vers un large éventail de possibilités de diffusion de ses photos; allant de l’impression artistique pour album événementiel (mariage, corporatif), aux encadrement haut de gamme ou même à la diffusion en gallérie et musée.

En utilisant l’espace RGB à son maximum avec les bons formats de sauvegarde il est possible d’avoir une contrôle total sur nos images durant tout le cycle de production. Le graphique ci-dessous, résume le processus que j’ai adopté avec l’arrivée du numérique :

Screen Shot 2015-09-17 at 9.46.00 PM

1-Prise de vue

Fichier source (négatifs numériques) Toute ma photographie, studio, portraits et documentaires est faite selon l’algorithme RAW original de mes caméras. Comme mes caméras sont des Nikon, le format de fichier numérique est le NEF et ce, depuis 2001. Je capte les images avec la profondeur maximum de couleurs en 14 ou 16 bits, dépendant des boitiers Nikon, ce qui aujourd’hui donne des fichiers sources allant de 25M à plus de 65M. Toutes les corrections offertes par le manufacturier sont limitées à la base pour affecter le moins possible l’image latente. Pour les amateurs de N&B, ce processus donne des tons de noirs et gris quasi illimités, puisque le capteur à cette profondeur n’est pas limité à 256 tons de blanc et 256 tons de noirs.

ASA

Deux choix ici!
Lorsque j’ai un bon éclairage et un certain contrôle, j’utilise un ASA entre 200 et 350, le plus souvent, environ la moitié de la sensibilité nominale du boitier, tel que défini par le manufacturier. Par contre, si l’éclairage est faible et hors de mon contrôle, j’utilise un ASA automatique associé à une vitesse limite prédéterminée. Cette approche me donne une plus grande latitude, bien que certains soient assez critiques sur le bruit produit dans l’image lorsque la sensibilité du capteur est poussée à son maximum. Les boitiers modernes donnent des résultats plus que surprenants à ce chapitre.

Espace couleur

Tous les boitiers caméra offre aujourd’hui une panoplie d’espaces couleurs allant du sRGB de base à différentes moutures de Adobe RGB, Pro Photo et Color Lab. Règle générale, je règle le boitier au format final de distribution, sRGB si les photos sont dues uniquement pour Internet ou Pro Photo si mes photos sont dues pour encadrement ou création artistique. Comme dans bien des cas mes photos se retrouvent un peu partout, tant sur Internet que dans des albums professionnels, j’utilise le plus souvent le Pro Photo que je converti ultérieurement à la distribution. Ainsi je peux toujours retourner sur mes négatifs en sachant que chaque image source (NEF) est enregistrée avec la meilleure qualité possible.

Double format

À l’occasion au moment de la prise de vue, j’enregistre la même image dans deux espaces couleur différents : une à grande qualité en Pro Photo et l’autre en JPG à basse résolution en sRGB. La seconde image, sera immédiatement distribuée sur Internet sans autre forme de traitement ou finition.

Résolution

J’utilise toujours le maximum offert par le boitier lors de la prise de vue, normalement 240 ou 300 points par pouce (DPI=dots per inch). Cette information est caduque pour les écrans ordinateurs puisque que c’est le nombre réel de points qui défini la taille, par exemple, une image de qualité sur Internet mesurant en moyenne 1500 x 800 pixels. Mais lorsque l’image est imprimée, sa résolution est une information capitale pour accorder le fichier avec les normes techniques de l’imprimeur.

Espaces couleur en photographie à haute résolution – André Bériault 2015 10

Corrections par la caméra

Les caméras modernes sont capables d’impressionnantes transformations numériques et j’admets qu’à l’occasion, ceci peut créer des images super intéressantes. Cependant, j’aime que toutes mes photos soient dans leur état original au moment de la prise de vue afin d’avoir toute la latitude voulue pour faire mes propres traitements et finitions dans mes éditeurs d’image (Photoshop et Light room)

2-Entreposage des fichiers

À cette étape du processus, le fichier raw, NEF chez Nikon, est encore un fichier source; ce sont mes négatifs. Jamais je ne travaille directement ces fichiers. Les images sélectionnées deviendront des fichiers de travail en cours de format TIFF ou PSD. Lorsque que tous les éléments de traitement et de finition auront été appliqués à l’image, le fichier sera ensuite converti en fichier de distribution, le plus souvent des JPG.

La séquence est simple et toujours la même :

Screen Shot 2015-09-17 at 9.48.30 PM

 

NOTE concernant le système DNG
Je ne suis pas un tenant du système Adobe DNG (Gestion des négatifs numériques) qui permet de gérer les sources et les fichiers de distribution simultanément en rattachant une fichier parallèle XMP contenant les changements apportés au négatif sans l’altérer tout en réduisant considérablement l’espace disque de stockage. L’application Bridge permet de gérer ces fichiers soit centralement ou avec les fichiers sources parents. Le processus est alors assez similaire au processus de montage de monde de la vidéographie. Malheureusement cette approche devient complexe lorsqu’il s’agit de gérer plusieurs versions d’une même image ainsi que des tailles variées comme ceci arrive souvent dans le monde de la photo. Je préfère donc l’approche de fichiers de travail différents selon la distribution qui sera appliquée à une image ou ses variantes.

Disques durs de stockage

Je n’utilise jamais les cartes compactes Flash de la caméra pour stocker à long terme. Je transfère les plus rapidement possible tous les fichiers NEF sur mes disques de conservation Sources et Sources Backup. Une application de synchronisation copie les fichiers sur le disque de sauvegarde : sur MAC, backup avec ChronoSync, qui permet de tout conserver deux disques parfaitement identiques; j’utilise Time Machine uniquement pour sauvegarder le disque système qui contient OSx et mes applications. Ce disque qui peut être reformater librement ne contient aucun ficher de travail ou de distribution.

Je ne sauvegarde jamais les fichiers de travail en cours TIFF ou PSD et de distribution JPG, sur les mêmes disques que les fichiers sources NEF. Tous les travaux en cours sont conservés sur une deuxième série de disques durs Travaux et Travaux Backup.

Screen Shot 2015-09-17 at 9.57.32 PM

Ces disques Travaux contiennent donc tous mes fichiers de travaux en cours et tous les fichiers des mêmes travaux mais en format de distribution qui serviront à l’impression et le visionnement en ligne et sur les réseaux sociaux.

J’ai présentement plus de 115,000 fichiers raw sources datant aussi loin que 1998. À l’époque je numérisait déjà mes négatifs 35mm et 4×6 sur un scanner de type tambour. Chacun de mes disques de 2T chacun sont approximativement plein à 50%; je traite entre 5 et 10% de mes négatifs en fichiers de distribution. J’ai aussi quelques disques externes supplémentaires qui contiennent dans un coffret bancaire, une troisième copie des sources et travaux les plus importants.

3-Traitements et finitions

Calibration d’écran

Avant de discuter des traitements et finitions sur image, voici quelques précisions concernant la calibration des écrans couleurs et imprimantes puisque nonobstant l’espace couleur sélectionné, il est très important de situer le blanc pur de l’écran sur la bonne teinte pour qu’il n’y ait aucun conflit avec les autres appareils d’affichage ou d’impression plus en avant dans le processus.

La norme RGB place le blanc pur sur l’échelle Kelvin à 6500 et le contraste avec un gamma de 2.2, bien que l’on trouve encore beaucoup d’écran calibré à 1.8 (moins de contraste). Ce blanc se situe entre les teintes chaudes sous le 6000 et les teintes froides et bleutées au dessus de 7000. Les habitués du MAC n’auront pas à courir bien loin pour calibrer leurs écrans, puisque OSx depuis les tous débuts (Léopard) contient son propre calibreur d’écran. Pour les professionnels sur Windows ou Linux, je recommande de calibrer régulièrement avec un appareil spécialisé tel les Spyder.

Format du fichier de traitement

Un fichier numérique source de format raw (NEF chez Nikon) n’est jamais utilisé tel quel, a moins de travailler en mode DNG. Je convertis donc chaque image sélectionnée dans son format de travail, qui sera soit TIFF ou PSD. Je ne travaille jamais dans le format de distribution JPG à moins que l’image source ne soit déjà dans ce format, ce qui pour moi est assez rare. J’utilise le TIFF sans compression LZW ou ZIP pour tous les portraits et images qui ne subiront aucune transformation de production; lorsque que le fichier contiendra des textes ou éléments graphiques, exemple une affiche ou un espace publicitaire, j’utilise alors le PSD natif de Photoshop.

Mode couleur

À ce stade du processus, l’image sélectionnée est destinée pour une distribution quelconque. C’est donc ici que doit se faire la première sélection de l’espace couleur approprié, au moins entre le mode CMYK ou le mode RGB. SI l’image est destinée pour l’impression de volume tel un magasine ou les journaux, bien entendu le choix sera déjà limité au mode CMYK avec sa perte énorme de couleurs. Pour la distribution sur écrans on choisira de facto le mode RGB et un des espaces courants disponibles, sRGB, Adobe ou Pro Photo. Dans le très rare cas ou j’au vu une de mes photos distribué dans les deux modes, j’ai toujours, dès le départ, enregistré et travaillé sur deux fichiers différents, traitant chaque image séparément.

CMYK

En mode impression quatre couleurs, l’image sera toujours convertie de son mode d’origine dans la caméra, RGB, au mode CMYK, dans l’espace couleur approprié pour le système d’encre utilisé par le fournisseur; le plus souvent SWOP aux États Unis et au Canada ou le système Japonais en Europe. Le logiciel de traitement et de finition (Photoshop, Light Room etc..) doit donc être calibré pour le bon espace et c’est l’imprimeur lui même qui vous dictera le type approprié. Le fichier de travail est à ce stade est un TIFF ou un PSD, qui sera ensuite converti en JPG pour la distribution.

RGB

Une image en mode RGB, bien entendu est destinée pour visionnement à l’écran ou impression sur une imprimante photo RGB. Il faudra traiter l’image dans le bon espace couleur pour s’assurer de son visionnement optimum et dans bien des cas, l’image aura plusieurs espaces couleurs.

Photoshop, entre autre, nous offre de nombreux espaces couleur dans le mode RGB : sRGB, Adobe RGB, Apple RGB, Color Match et Pro Photo sont les plus courants. La plupart des éditeurs photo professionnels offrent aussi ces espaces couleur. L’espace le plus complet est le Pro Photo en mode 16bits et tous les autres espaces pourront être définis en conversion vers le bas à partir de cet espace.L’inverse cependant est impossible, puis qu’aucun logiciel ne peut ajouter des informations manquantes dans un espace couleur limité tel le sRGB. L’idéal donc est de travailler du haut vers le bas!

Le plus simple, est donc de calibrer la caméra dans son mode supérieur en Pro Photo en 16 bits et de travailler toutes les images dans Photoshop avec le même espace en les important directement du NEF vers le TIFF ou PSD.

Si l’éditeur d’image est dans un mode différent que celui de la source provenant de la caméra, l’usager devra convertir l’image lors de l’ouverture du fichier. Si l’image passe d’une source Pro Photo à un fichier en mode Adobe RGB, il y aura une légère dégradation des coloris, le plus souvent allant de peu perceptible à très perceptible. Si au contraire l’image passe du mode Adobe RGB, au mode Pro Photo, il n’y aura aucun changement visible en mode couleur, mais en conversion à N&B il aura un gain important dans les échelles de gris et de noir. C’est souvent ici que le Pro Photo gagne des adeptes!

Le secret ici est de toujours garder vos fichiers sources en synchronisation avec votre éditeur et toujours aller du fichier le plus complexe vers le plus simple et donc jamais de surprise!

  1. Camera : Pro Photo
  2. Éditeur des travaux : Pro Photo
  3. Distribution : Tous les autres espaces RGB

Traitements

Une fois l’image en format de travail TIFF ou PSD et le mode RGB ou CMYK est assigné je peux commencer les travaux de traitements; ceux-ci sont toutes les corrections apportées à l’image qui affectent le nombre de pixel et par conséquent la taille (poids) du fichier en octets. Les traitements sont le plus souvent, recadrage, coupes, changements de résolutions, perspectives et distorsions diverses. C’est à cette étape que la taille supplémentaire d’un espace couleur élargie, comme le Pro Photo justifie toute sa raison d’être.

Finitions

Lorsque l’image a acquis sa forme et résolution définitive, viennent les différentes finitions qui affectent la nature individuelle de chaque pixel : ouverture, niveaux des blanc et des noirs, nettoyage des bruits et pixellisation, ajoute et suppression d’éléments graphiques, mise au point et une foule d’autres altérations disponibles sur le marché. L’espace couleur élargi, est ici aussi un immense avantage.

Couches (layers)

Durant la phase des finition, j’utilise autant que possible les couches pour placer les différents ajustements à l’image, ce qui permet de faire moult variations dans un fichier de travail unique. Cependant, comme un fichier ne peut avoir qu’un seul mode RGB ou CMYK je fais deux fichiers distincts si l’image sera distribué tant sur imprimante couleur 4 couleurs CMYK que sur des écrans RGB à haute ou faible résolution.

L’avantage de l’usage du Pro Photo comme mode de départ deviendra vite apparent lorsqu’une image doit être distribuée dans plusieurs espaces couleurs.

Espaces couleur en photographie à haute résolution – André Bériault 2015 14

4-Distribution

À ce stade du processus les difficiles sont passablement bien incorporés dans le fichier de travail et la préparation des fichiers de distribution est assez simple si les règles des différents appareils de diffusion, écrans HD ou Web, imprimantes RGB ou CMYK sont respectées. Dans le cas des imprimantes, la qualité et la formation du personnel fera une grande différence et bien souvent, l’image parfaite n’apparaitra qu’après divers essais.

CMYK procédé quatre couleurs

En impression CMYK, l’espace couleur en soit n’est pas un problème puisque le fichier de travail sera déjà dans ce mode et le fichier de distribution, si différents exemple un JPG, sera automatiquement dans le bon espace. La plus grande déception pour le photographe sera de voir à quel point il y perte de couleur entre la source et la distribution. Toute de même, si vous êtes satisfait du résultat, votre client ou les consommateurs ne verront pas la différence. Si votre image se retrouvera dans une revue ou un journal, seul la conversion en plaque d’impression (ripping) pourra encore poser problème; aujourd’hui, comme la plupart des imprimeurs utilisent des plaques numériques et cette problématique ne se pose presque plus. Comme je le disais plus haut : test, test et re-test!

RGB thermique, jet d’encre et laser

En mode RGB avec ses multiples espaces couleur, la distribution peut devenir un casse tête, surtout pour l’impression. Beaucoup de firmes annoncent qu’elles impriment des fichiers RGB, mais en réalité, l’imprimante fait une conversion du mode RGB vers le mode CMYK parce que les têtes d’impression sont en fait 4 couleurs CMYK. Il aura donc ici, dans bien des cas, des différences entre le fichier de travail et la version imprimée. Si comme moi, vous jouez dans les grands format artistiques, je vous suggère fortement d’éviter ce type d’impression et trouver un fournisseur qui produit du RGB sur papier photo, soit jet d’encre ou thermique. Le caveat ici, est que les encre opaques RGB, sont nettement plus dispendieuses que les encres translucides CMYK. Donc comme plus haut, la règle d’or : test, test et re-test!

Préparation du fichier de distribution

Notre fichier de travail final TIFF ou PSD, qui souvent aura une taille pouvant aller dans les Gb, est maintenant prêt pour la diffusion et nous allons le convertir dans un format plus léger pour qu’il soit plus facile à manipuler ou transporter. Nous allons donc utiliser notre éditeur d’image ou une application de conversion comme ACDC pour convertir le fichier à 1/10 de sa taille d’origine avant compression, en JPG, notre format de distribution. JPG fur crée par le Joint Photographers Expert Group précisément pour faciliter la manipulation sans trop de perte dans la qualité de l’image. Pour le haut de gamme nous appliquerons le moins de compression additionnelle possible et pour le Web nous appliquerons différents taux, selon la taille de l’image finale.

Note
L’outil de contrôle de compression du format JPG diminue la taille de l’image à 1/10 de sa taille originale; puis permet d’appliquer encore plus de compression allant de 1 à 12 (10 pour le Web, 11 et 12 étant appliqué par défaut). Plus le chiffre est petit, plus l’image est compressée. Le ratio, exemple 2/12 versus 10/12 donnant une idée de la taille plus petite du fichier.

Détails du processus de diffusion

Notre fichier de travail dans cet exemple est une photo couleur agrandie en 16′′ x 20′′ à 300 points par pouce. La taille du fichier TIFF est de 120Mb en mode RGB Pro Photo.

De ce fichier unique de travail nous allons tirer 4 fichiers distincts de distribution qui seront entreposés dans le répertoire final:

1. Un grand format pour encadrement

  1. Dimensionetrésolutioninchangéeà300dpi
  2. Conversionàl’espaceAdobeRGB,pourimpressionenRGBthermique
  3. Changer le format à JPG sans compression ajoutée, donc 12
  4. EntreposerlefichierfinalJPGdansunrépertoireapproprié
  5. Taillefinale10pour1,doncenviron12Mb

2. Un grand format pour diffusion surécran HD géant

  1. Conversionàl’espacesRGBorAdobeRGBselonletyped’écran
  2. Changerlatailledel’imageàcelledel’écran,ici1600x900pixelsSauvegarder le nouveau fichier en JPG avec compression ajoutée de 7
  3. Entreposer le fichier final JPG dans un répertoire approprié
  4. Taillefinaledufichierenviron:2-4Mb

3. Un moyen format pour album imprimé en RGB(mariage)

  1. Conversionàl’espaceAdobeRGB,pourimpressionenRGBjetd’encre
  2. Changerlatailledel’imageàcelledel’album10”x8”
  3. Changer la résolution à 175dpi (norme du fabriquant de l’imprimante)
  4. ChangerleformatàJPGsanscompressionajoutée,donc12
  5. EntreposerlefichierfinalJPGdansunrépertoireapproprié
  6. Taille finale du fichier environ: 1.5Mb

4. Un fichier compressé pour le Web

  1. Conversionàl’espacesRGBpourlesfureteursWeb
  2. Changer la taille pour celle des écrans moyens, env. 1250 x 750pixels
  3. Sauvegarder le nouveau fichier en JPG avec compression ajoutée de 4-5
  4. EntreposerlefichierfinalJPGdansunrépertoireapproprié
  5. Diffusersurunsitesocial,exempleFacebook
  6. Taille finale du fichier environ: 300Kb

Résolution

Si la résolution réelle d’une image est importante pour l’impression, dans les exemples ci-dessus, 300 et 175dpi, ceci afin que l’image soit à sa bonne taille sur papier, elle est secondaire dans les fichiers numérique affichés sur écran. On sait que les écrans Mac et Windows différèrent longtemps de résolution (Mac 96dpi et PC 72dpi) ce qui eu une répercussion sur la taille affichée des sites Web. Cependant, l’affichage d’une image est toujours en fonction de sa taille en pixel, sa résolution n’étant pas prise en charge. Ainsi une image de 1600pixels de large, aura toujours 1600 pixels de large sur tout écran pouvant afficher cette taille ou plus. Seule la relation apparente changera d’un écran à l’autre.

________________

Par André Bériault

http://www.andreberiault.ca

Directeur photo Juillet 2015

Depuis ses études à l’École des Beaux Arts de Montréal (1968), M. Bériault s’intéresse à l’homme et son environnement, sujets que l’on retrouve dans ses « Collections photos », de même qu’un album reportage sur l’art religieux, « Russie Orthodoxe ». Ses photos sont primées à des événements internationaux, tel le Canadian Cameras at Work  de Pékin, 2008 et le Russian Paysage à Moscou, en 2011.

En tant que cinéaste il a présenté au NYIFF de New York en 2008, son troisième court métrage, « Résurrection », et aussi fait le tournage et la production du documentaire « Art Changing Life » présenté en 2010 au Festival du film de Moscou.

Vivant maintenant entre Montréal et Manille, il travaille sur divers projets photos et films.

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3 Responses to Espaces couleur en photographie

  1. Tayaout-Nicolas | Photographe professionnel says:
  2. Bonjour,

    Votre article est bien mais je suis pas d’accord sur tout et j’aimerais bien un jour en débattre avec vous ! Et je pose la question toujours ! Quel logiciel Adobe permet de synchroniser l’affichage d’une image avec un même profil colorimétrique entre Photoshop, InDesign et Illustrator ?

    Pour évité des problèmes d’impression avec un fichiers RGB, c’est de toujours travailler en CMYK dans le fichier RGB et cela rend plus facilement le document compatible au Web qui normalement à la base était de 216 couleurs comme le voulait le fameux cube Netscape …

    Aussi, comme je suis photographe professionnel+ cameraman=monteur (http://www.tayaout-nicolas.co), designer web (http://www.coccinelledesign.com) et d’impression en plus d’être Cameraman et que j’enseigne la gestion des couleur (http://www.tnformation.com)… On ne travaille plus en réalité nos images en CMYK et qu’il y a vraiment avantage à choisir le format DNG pour simplifier la gestion des images !

    Et toutes ms images sont standards avec le sRGB… ce serait intéressant d’en discuter devant un bon jus d’orange !

  3. Allo Nicolas
    Désolé pour le jus d’orange mais je vis présentement aux Philippines.

    Effectivement, beaucoup de photographes préfèrent le DNG avec fichier sidecar pour gérer les images. C’est un choix personnel comme je le mentionne dans mon article. Personnellement j’aime mieux la vielle école.
    SI vous travaillez tout en sRGB vous vous privez de beaucoup de couleurs pour travailler vos images. Je vous suggère fortement de conserver cet espace uniquement pour la diffusion Web. Beaucoup de fournisseur,exemple Yves Thomas Color Lab sur la rue St-Hubert à Montréal, recommandent le Adobe RGB pour leurs impressions photos thermiques. Le CMYK bien entendu est aujourd’hui surtout destiné aux impressions magazines et journaux. Il est toujours incontournable si vous voulez avoir un modicum de contrôle avant l’impression. Si vous ne travaillez pas avec les médias, effectivement cet espace est inutile pour vous.

    Votre site est Web est excellent! Je vois que vous faites beaucoup de N&B.
    Définitivement vous gagneriez sur vos très beaux portraits à travailler en mode ProPhoto

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